[i56a]                                           DE LA VILLE DE PARIS.                                               143
CCXXXI.— [Deffenses à ung hostellier du faulxbourg Sainct Denis.]
8 octobre 1562. (Z 6826, fol. ia r°.)
Du jeudi, vin0 jour d'Octobre v° lxii.
Led. jour, a esté faict deffenses à Marin Caviller, demeurant à l'Eschiquier, faulxbourgs Sainct Denis, de ne loger en son hostellerye aucune personne, de quelque estat, qualité ou condition qu'ilz puissent estre, sans porter le jour mesmes de leur arrivée au cappitaine dud. faulxbourg les noms et surnoms desd.
hostes, et d'apporter toutes sortes d'armes, fors l'espée et la dague, entre les mains dud. cappitaine, et de fermer son logis tous les jours à neuf heures et en retenir les clefz vers luy, sans ouvrir sond, logis pour quelque occasion que ce soit, le tout sur peyne de la hart, et luy a esté signiffié en la presence dud. cappitaine.
CCXXXII. — [Saisie d'armes à la porte Sainct Denis.]
8 octobre i562. (Z 6826, fol. 12 v°.)
Dud. jour.
Sur la plaincte faicte au Bureau de la ville de Paris par Jehan Laisné, chef de la compaignée estant dimenche dernier, 1111e jour de ce present moys d'Oc­tobre, à la porte Sainct Denis, de ce que ung per­sonnage soy disant messager d'Envers, avoit esté trouvé saisy de 1rois pistolles et trois flasques plains de pouldre à canon qu'il avoit cachée dedans sa valize, a esté ordonné que lesd, pistolles, flasque et pouldre demeureront confisquées, moictié à la boiste des pauvres et l'autre moictié à la compaignée qui estoit lors à la porte. Et depuis seroit comparu au Bureau de lad. Ville Martin de Lisselis, demeurant à Thoulouze, lequel avec une inreverance, nous estans assis au Bureau, auroit declairé qu'il avoit
autresfoys tenu le lieu que nous tenons en Ja ville de Thoulouze et, que là où on ne luy feroit la jus­tice, qu'il avoit moyen de s'en venger et avoir re­venge contre ceulx qui yroient à lad. ville de Thou­louze, avec parolles oultrageuses, et après luy avoir par nous remonstré l'insolence et inrevercnce faicte à justice et que l'on pensoit de luy plus de discretion que l'on n'en voyoit, et oy led. messager d'Envers, avons ordonné que led. jugement de confiscation tiendra, applicable comme dessus, et deffenses faictes aud. dc Lisselis de ne plus user de telz propos, ains d'estre modeste selon le lieu qu'il dit avoir tenu.
Led. jour, lesd, trois pistolles ont esté rapportées au Bureau pour en estre ordonné ainsi comme Mess" verront bon estre.
CCXXXIII. — [Emprisonnement des lieutenans de Beaulne et de Chalon,
et d'Anne de Breteul, dame de l'image Sainct Michel, rue Sainct Denis.]
[Enchère sur la ferme du huitieme de Greve.]
8 octobre i562. (Z 6826, fol. i3 r°.)
Dud. jour.
Il est ordonné que m0 Jacques Massot, lieutenant de Beaulne, qui a recongneu et confessé avoir servy de prothocolle au lieutenant d'Autun, lorsqu'il feist la harangue à Sainct Germain en Laye pour avoir des temples, sera mené prisonnier avec Guy Viart, lieu­tenant de Chaallons, son Compaignon, en la Concier-gerye du Palais, pour en estre ordonné par la Court comme de raison, et seront les malettes, dedans les­quelles y a plusieurs papiers, portées à monsr le procureur general. Faict led. jour.
Aussi seront menez les serviteurs desd, lieutenans prisonniers avec eulx, et leurs chevaulx menez en une hostelerye.
Il est ordonné que le cappitaine Boyer pourra faire faire ung corps de garde contre l'hostel de Beauvais'1' au lieu le plus commode et moings pre­judiciable aux voisins et au passage de lad. rue.
Au jour d'uy, Mathurin Gouyasse, demeurant à Paris, a requis que il fut receut à mettre enchère sur la ferme du viii6 de Greve, et pour ce qu'il y a doubte que la huitaine soit passée, a esté ordonné qu'il
O "L'hostel de Beauvais.: : voir le volume IV des Délibérations du Bureau de la Ville, page 144, noie 3.